Il tue «Inca», puis insulte sa maîtresse
La promenade habituelle d'une Nyonnaise de 46 ans et de ses cinq chihuahuas, dont «Inca», vire au drame. Un conducteur aurait délibérément écrasé un chihuahua![]()
FABIAN MUHIEDDINE16 avril 2007

«Inca» (à g.), ici avec sa fille «Kali» (à dr.), a été écrasée hier. Elle avait 2 ans. Photo DR
«Arrêtez de faire l'hystérique! Vous êtes une folle... Et de toute façon, quand on a autant de chiens, ce n'est pas grave si l'un d'entre eux se fait écraser!» Voilà ce qu'aurait déclaré un conducteur nyonnais de 60 ans juste après avoir roulé sur «Inca», une chihuahua femelle de 2 ans.
Le drame s'est joué hier peu avant 11 h alors qu'Esther, une Nyonnaise de 46 ans, fait sa promenade habituelle avec ses cinq chihuahuas. Les chiens ne sont pas tenus en laisse puisque la route, autorisée aux seuls riverains, est peu fréquentée.
«Le conducteur n'a commis aucune faute de circulation»
Selon Esther, une voiture déboule alors à toute allure. Le conducteur voit les chiens, s'arrête deux secondes à peine, puis redémarre en trombe sans que la maîtresse ait eu le temps de rappeler ses petites bêtes. C'est alors qu'«Inca» meurt sous les roues du véhicule...
La Nyonnaise en est convaincue: l'automobiliste a fait exprès. D'autant plus qu'il fait demi-tour pour la traiter d'hystérique alors qu'elle s'effondre par terre, en larmes. Elle prend le temps de noter le numéro de plaque du véhicule puis rejoint sa propre voiture avec «Inca», sa chienne préférée, dans les bras. Elle l'amène chez le vétérinaire. La pauvre bête est déjà morte, mais sa maîtresse espère encore.
C'est seulement l'après-midi que la propriétaire sous le choc prend contact avec la police pour porter plainte. La gendarmerie identifie le conducteur. Verdict: «Pour nous, il n'y a rien de pénal dans cette histoire», répond Philippe Jaton, porte-parole de la gendarmerie vaudoise.
Mais n'allez pas déduire que l'on a le droit d'écraser des chiens non attachés. «Evidemment non, confirme Philippe Jaton. Ici, c'est la parole de l'un contre celle de l'autre. Pour nous, le conducteur n'a commis aucune faute de circulation. Ses explications étaient claires. Il s'est arrêté lorsqu'il y avait danger. Puis, il a redémarré de bonne foi en pensant qu'il n'y avait plus de chien. Nous n'allons pas intervenir dans cette histoire, mais le conducteur possède les coordonnées de la dame. Libre à lui de prendre contact.»
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