Le bourgmestre Moriau va interdire les chiens dangereux
Dressage, muselière et assurance
Après Braine-le-Comte, qui avait adapté les règlements en vigueur à la suite de deux cas de graves morsures, d'autres entités prennent des mesures. Les chiens réputés dangereux, comme le pit-bull, le boerbull ou encore l'american staff, seront interdits à Chapelle et les propriétaires de chiens de plus de 10 ou 15 kilos seront soumis à des conditions comme la pose d'une muselière, l'aménagement d'un enclos adéquat, une formation au dressage, une assurance en responsabilité civile et la stérilisation.
Coma artificiel
Ces décisions font suite à l'agression survenue vendredi, à Chapelle-lez-Herlaimont, d'un enfant de 5 ans, Thomas, gravement mordu au crâne et au cou par un american staff alors qu'il se rendait chez un petit copain. La victime, admise au centre hospitalier de Jolimont, était toujours maintenue en coma artificiel ce lundi et, selon les dernières informations reçues par M. Moriau, l'enfant risque une paralysie partielle.
Coups et blessures involontaires
Après une prise en charge des proches dès vendredi par le service d'aide aux victimes de la police de la zone de Mariemont, le bureau d'aide aux victimes de l'Action Prévention Proximité de La Louvière a proposé son aide à la mère de Thomas, qui réside dans l'entité. Une information est ouverte pour coups et blessures involontaires et l'affaire pourrait être mise à l'instruction, a-t-on appris ce lundi au Parquet de Charleroi. Un médecin légiste a été désigné pour réaliser un rapport écrit des blessures occasionnées par la morsure.
Vide juridique au plan fédéral
M. Moriau a par ailleurs indiqué qu'il souhaitait une transposition des nouvelles mesures communales dans un texte de loi. "En 1998, le ministre Karel Pinxten avait rédigé un arrêté ministériel avec une liste de 13 races de chiens dangereux mais le texte avait été cassé par le Conseil d'Etat et, depuis, il y a un vide juridique", a-t-il expliqué.
Tests comportementaux
Au cabinet du ministre en charge de la santé publique et du bien-être animal Rudy Demotte, on a indiqué qu'une étude pilote, subventionnée par le ministre, est menée par l'Université de Gand pour la mise au point de tests comportementaux qui permettraient de mesurer le niveau d'agressivité des chiens et de prendre les dispositions qui s'imposent. Les résultats de cette expérimentation devraient être connus pour la fin de l'année.
Labradors
"Au cours de la précédente législature, il y a eu des débats sur l'interdiction des chiens dangereux et la plupart des experts estimaient que le problème ne serait pas résolu pour autant. Par exemple, contrairement à ce qu'on pourrait croire, la majorité des accidents provoqués par des chiens le sont par des labradors", a-t-on fait remarquer au cabinet de M. Demotte.
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