Chiens et chats au secours de la Sécu ?
Une étude menée conjointement en Australie, en Chine et en Allemagne a abouti à des conclusions surprenantes. Les propriétaires d'animaux de compagnie seraient en meilleure santé que les non-propriétaires et côtoieraient en conséquence beaucoup moins les salles d'attente des médecins. Un phénomène qui permettrait de faire des économies dans le domaine de la santé...La présence de l'animal influe sur la santé de l'homme. À n'en pas douter l'étude présentée durant la Conférence Internationale sur les Relations entre l'Homme et l'Animal, à Glasgow, n'est pas passée inaperçue. Selon une enquête menée en Chine, en Allemagne et en Australie, c'est-à-dire sur trois continents différents, les propriétaires d'animaux de compagnie auraient une meilleure santé que les non-propriétaires. En conséquence, ils rendraient en moyenne de 15 à 20 % moins souvent visite à leur médecin. Des résultats similaires pour ces trois différents travaux et une conclusion unanime : l'interaction existant entre la présence d'un animal et la santé de l'homme.
Entre 1996 et 2001, les chercheurs allemands et australiens ont pour la première fois utilisé un panel représentatif et ont ainsi pu récolter des informations inédites et précises. En répartissant la population en trois catégories, le groupe en meilleure santé est celui des personnes possédant un animal de compagnie depuis plus de 5 ans. Vient en second le groupe des maîtres récents d'animaux. En dernière position, celui des personnes ne possédant pas d'animal ou n'en ayant pas eu depuis de nombreuses années. Même si d'autres études devront compléter ces données, le constat est fait que vivre aux côtés d'un animal de compagnie aurait des incidences positives directement sur la santé de l'homme. Autre exemple encore plus significatif. L'étude d'Erica Friedmann, menée en Australie en 1985, a révélé que les possesseurs d'animaux ayant eu une attaque dans l'année ont deux fois plus de chance de survie que les non-possesseurs !
En Chine, il n'y avait jamais eu d'étude de ce type due à la situation particulière du pays. Jusqu'en 1995, une loi interdisait tout bonnement de garder un animal chez soi. Depuis son abolition, le nombre d'animaux et notamment de chiens ne cesse d'augmenter. En raison du départ de plus en plus précoce des enfants du foyer, de la solitude grandissante et de l'éclatement du modèle familial, les propriétaires les plus fréquents d'animaux sont des parents. De 2002 à 2004, les chercheurs ont interrogé de ce fait 642 parents, 259 d'entre eux étant propriétaires de chiens. Ce sont les propriétaires qui ont une meilleure qualité de vie et moins besoin d'aller chez leur médecin, selon ce sondage.
Les conclusions de cette étude montrent que la possession d'un animal n'a pas seulement des incidences sur la santé de l'homme mais aussi sur les dépenses d'un pays. En effet, aller moins chez le médecin permet de faire des économies notables dans le domaine de la santé. D'après ces recherches, l'Allemagne aurait ainsi économisé 5,59 billions d'euros et l'Australie 3,86 billions de dollars. Des chiffres à méditer au niveau des décideurs politiques ! Les animaux occupent une place importante dans nos sociétés. Grâce à des études de plus en plus nombreuses qui montrent les bénéfices pour la santé de l'homme, un pays comme l'Australie défend l'introduction d'animaux dans les institutions tels que les hôpitaux, jardins d'enfants et maisons de retraite. Une situation que connaîtra peut-être la France dans les prochaines années...
Les animaux occupent une place importante dans nos sociétés. Grâce à des études de plus en plus nombreuses qui montrent les bénéfices pour la santé de l'homme, un pays comme l'Australie défend l'introduction d'animaux dans les institutions tels que les hôpitaux, jardins d'enfants et maisons de retraite. Une situation que connaîtra peut-être la France dans les prochaines années...
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