Epilepsie: toutou aussi

Publié le par Steve

00h05 Cette crise de tremblements musculaires ou de convulsions doit être diagnostiquée pour être traitée de façon adéquate.

© Pierre Abensur | De l’amour, oui, mais sans excès… Une trop grande excitation sexuelle peut être un facteur déclenchant chez les animaux sensibles.

 

SANDRA WIDMER JOLY | 13 Juin 2007 | 00h05

 

L’épilepsie touche aussi nos amis à quatre pattes: le point avec le docteur Marc-Antoine Bosshart, vétérinaire à Genève.
Les symptômes. Principalement une crise de tremblements avec une crispation musculaire au niveau des membres antérieurs (pédalage), de la tête (elle part en arrière) et du cou. Elle dure d’une à cinq minutes. Plus la crise sera longue, plus le pronostic devient réservé.
Le diagnostic. Il n’est pas évident car il existe plusieurs degrés dans ces crises:
la typique: avec crispation musculaire, convulsions, salivation et pertes de connaissance, d’urine et, parfois défécation, cris et mouvements de dents (l’animal essaie de mordre…). Là, pas de doute pour poser un diagnostic.
Les hallucinations: par exemple, le Fliegenschnappe. Le chien essaie d’attraper des mouches… virtuelles ou essaie de se mutiler (morsures de queue). Cela fait partie d’une crise épileptique.
La plus discrète: une petite crise de vingt à trente secondes, à peine perceptible, répétée à plusieurs reprises.
Il est à noter qu’un chien, habitué à des crises d’épilepsie, cherche du secours lorsqu’il sent le phénomène arriver. L’animal tombe, en général, vers son maître. A lui de lui parler, de le rassurer. Ce qui peut, dans certains cas, atténuer, voire court-circuiter la crise.
Les causes. Dès que le vétérinaire a posé son diagnostic, il va déterminer quelle en est l’origine: primaire ou secondaire. La prise de sang, l’examen du liquide céphalorachidien, permettent en principe de différencier une épilepsie primaire d’une épilepsie secondaire.
Un certain nombre de paramètres peuvent nous orienter vers une cause interne, comme une pathologie du foie ou des reins, ou encore des problèmes de la régulation de la glycémie, une méningite, un traumatisme ou une tumeur. Des facteurs externes peuvent favoriser le déclenchement des crises: l’angoisse, les peurs, les contrariétés (pétards, orages), les événements inhabituels (festivités en tous genres), le bruit du vent. On peut s’imaginer un chien qui ne dort pas durant trois nuits, angoissé par un bruit de vent sous une porte. Tout est rassemblé pour déclencher une crise d’épilepsie.

Des excitations sexuelles importantes, des jeux exagérés, des bagarres peuvent également perturber l’équilibre de l’animal.
Une température trop élevée en hiver dans des appartements surchauffés, ou en été dans la voiture par exemple, peut être à l’origine d’une crise épileptiforme.

Certains prétendent que le chocolat génère des crises épileptiques. C’est possible, si l’animal souffre de problèmes hépatiques ou pancréatiques.
Le traitement. Il est essentiel de soigner à la source, soit les problèmes métaboliques, inflammatoires, tumoraux, soit le siège primaire de la crise qui se trouve être le cerveau. A ce stade, des barbituriques sont prescrits (Aphénylbarbit). Ce traitement est à suivre en général à vie.

Et les chats?

On parle toujours d’épilepsie du chien, mais qu’en est-il du chat?
Marc-Antoine Bosshart explique: «Le phénomène est moins fréquent, mais il existe. Nous constatons parfois, nous vétérinaires, que ce sont des chats qui, en pleine crise épileptique, tombent des fenêtres. Quant au traitement, nous procédons de la même manière que pour les chiens.»
Revenons aux toutous les plus touchés par l’épilepsie, ce sont principalement des labradors, des teckels, des caniches ou des terriers.
«Cela est certainement dû à un facteur héréditaire», conclut le vétérinaire genevois.(swj) 

www.tdg.ch/pages/home/tribune_de_geneve/recherche/recherche_3_2_1/(contenu)/91871

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Publié dans Santé

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F
Et oui malheureusement eux aussi sont victimes de ce trouble, notamment un bon nombre de caniches qui sont prédisposés à cette maladie, comme tu l'as écrit...AMICALEMENTFRANNY
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