Une pension spécialisée pour les chiens dits «dangereux»

Publié le par Steve

Sellières (F) – La mauvaise réputation des molossoïdes permet le développement d’une économie de niche.

 
 
«Ce n’est pas le meilleur endroit pour placer votre chihuahua», plaisante Maurice Baldassarri. Cet ancien restaurateur de la région de Nyon s’est installé à Sellières, dans le Jura français, pour vivre de sa passion: les molosses. Là, sur un domaine de 22 hectares, il élève des cane corso et prend en pension les molosses des autres. «Par rapport à un chenil classique, il faut des aménagements un peu plus robustes», décrit Maurice Baldassarri. Ce dernier a récemment passé une petite annonce dans la presse pour faire connaître sa spécialité. «Je me suis décidé à faire de la promo lorsque j’ai appris que la SPA de Nyon refusait les molosses. Je trouve ça inadmissible, fulmine-t-il. Les propriétaires de ces races ont de la peine à les faire garder.» Un dogo canario et un amstaff genevois arrivent la semaine prochaine. Mais les gens viennent parfois de plus loin. «Un policier lausannois place régulièrement ses deux rottweilers chez moi», raconte-t-il.
«Il est vrai que cela devient difficile, à Genève, de placer son molosse pour les vacances», confirme Nuno Rocha, vice-président de l’association Molo's. «Ces chiens ont une mauvaise image, cela se répercute sur les affaires. C’est surtout une histoire de petits sous.» Néanmoins, il émet un bémol concernant l’initiative de Maurice Baldassarri. «Le côté sectaire d’une pension spécialisée me dérange. Pour moi, le molosse est un chien comme les autres. Il ne faut pas le mettre dans un ghetto.»

Renaud Bounoud 

www.20min.ch/ro/rechercher/story/22088269
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Publié dans Société

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