23.08.2007 : Un chien pendu près de la Wayagamack
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![]() La Société protectrice des animaux de la Mauricie est arrivée sur les lieux trop tard pour sauver le pauvre animal. |
Marjolaine Arcand
Le Nouvelliste
Trois-Rivières
Un chien a été retrouvé pendu à un arbre hier midi, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine près de l'usine Wayagamack. Ironiquement, la macabre découverte a été faite par deux cyclistes qui revenaient d'une animalerie située dans le même quartier.
Accompagné de sa fille, Francis Lahaie a décidé d'emprunter un sentier hors piste à proximité de l'île Saint-Quentin. C'est alors qu'il a aperçu l'animal, toujours en vie, attaché à une branche dans le boisé.
"Il était debout et se tenait sur ses pattes de derrière. Il avait les yeux rouges et la langue sortie", raconte-t-il. L'homme a essayé de s'approcher mais la bête, un berger australien de 45 livres, s'est mise à grogner. Inquiété par le comportement du chien, Francis Lahaie a décidé de retourner rapido-presto à la maison, afin d'appeler des secours. "Si je l'avais dépris, il aurait pu courir après nous", assure-t-il.
Malheureusement, à l'arrivée de la Société protectrice des animaux de la Mauricie (SPAM), l'animal était décédé.
Le directeur de la SPAM, Serge Marquis, affirme que le geste a l'apparence d'un acte criminel. "De la manière dont le chien était fixé à l'arbre, tout porte à croire qu'il s'agissait d'une action délibérée", estime-t-il.
La Sécurité publique de Trois-Rivières a donc été dépêchée sur les lieux et des éléments ont été recueillis en vue d'une éventuelle enquête, notamment le collier étrangleur en métal ainsi que la laisse du chien.
Le berger australien a été transporté dans les locaux de la SPAM. "La police nous a aussi demandé de prendre des photos de l'animal", explique Serge Marquis.
Selon les évaluations des techniciennes en santé animale de la SPAM, le chien était de sexe mâle, non stérilisé, et âgé entre un et cinq ans, d'après sa dentition. Ses pattes et son visage étaient brunâtres et son corps de couleur merle.
"Ce n'est pas un animal qui venait d'ici", souligne le directeur de l'établissement. "On ne reçoit pas souvent ce type de chien-là. C'est peut-être arrivé à une ou deux reprises l'hiver dernier."
Du côté de la Sécurité publique de Trois-Rivières, les détails de l'enquête n'étaient toujours pas disponibles au moment de mettre sous presse. Selon le sergent André Pelletier, les cas de cruauté envers les animaux ne sont pas monnaie courante dans la région.
"Ça n'arrive pas souvent. À ma connaissance, le dernier cas était celui du chien battu qui a fait les manchettes il y a quelques mois", se remémore-t-il. Au niveau du code criminel, un règlement interdit de faire souffrir inutilement un animal. Cette infraction sommaire est passible d'une peine maximale de deux ans de prison.
