«Il ne faut pas interdire le parc des Franchises aux chiens!»
© P. Abensur | Parc des Franchises. De nombreux propriétaires de chiens se sont réunis afin de faire signer une pétition contre l’interdiction de ce lieu aux canidés.
LAURENCE BÉZAGUET | 31 Août 2007 | 00h05
«Selon nos informations, vous avez décidé d’inclure le parc des Franchises dans la liste des parcs interdits. Nous vous demandons de revenir sur cette décision.» Voilà en résumé la demande écrite que le conseiller administratif de la Ville de Genève, Manuel Tornare, s’apprête à recevoir.
Réunis hier en fin d’après-midi au parc des Franchises, de nombreux propriétaires sont préoccupés par la menace qui plane sur eux. «Nous avons appris que les promeneurs de chiens pourraient bientôt être exclus de cet espace vert», explique Claude Bossy, l’un des protagonistes.
Cette inquiétude n’est pas insensée. Plébiscitée le 17 juin dernier par 82% des citoyens, la nouvelle loi sur les chiens prévoit en effet d’interdire certains parcs aux canidés.
En charge du dossier, le Département de Robert Cramer est bien décidé à aller de l’avant. La secrétaire adjointe du Territoire, Karine Salibian Kolly, le confirme: «Nous avons l’obligation légale d’interdire aux chiens d’accéder à des parcs.
Après avoir lancé une large consultation dans les communes, nous attendons les réponses de trois d’entre elles, dont la Ville, avant de finaliser le règlement d’application.»
«Nous admettons qu’il y a des problèmes avec certains propriétaires», ne minimise pas Claude Bossy. Mais «ne nous trompons pas de cible en pénalisant les bons maîtres. Dans ce quartier populaire des Franchises, ce sont surtout des retraités qui promènent leurs toutous. Comment feront-ils, si on les prive de leur parc, puisqu’il n’existe pas d’alternative à proximité?»
Des propos qui ne laissent pas indifférent Manuel Tornare. Le magistrat n’a d’ailleurs jamais été convaincu par la fermeture de parcs aux chiens. «Ce n’est pas à nous de sortir l’Etat de la cacade dans laquelle il s’est mis», répète-t-il à qui veut l’entendre. L’élu socialiste ne souhaite pas tomber dans l’arbitraire: «J’attends en vain les critères sur lesquels se fonde le canton pour décider d’interdire un parc aux chiens.»
Et même si un groupe de travail planche actuellement sur ce sujet en Ville, Manuel Tornare garantit que rien n’a encore été décidé pour le parc des Franchises.
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