PROJET DE LOI. Chiens dangereux : toutes les mesures

Publié le par Steve

Damien Delseny et Stéphane Albouy (avec C.F.)

dimanche 30 septembre 2007 | Le Parisien

LP.

LP.ZOOM

Le texte du ministère de l'Intérieur contre les chiens dangereux est prêt et pourrait être vite voté. Nous en détaillons les grands points : permis d'aptitude pour les maîtres, déclaration des chiens mordeurs en mairie et amendes en hausse.

MOINS d'une semaine après la mort d'Amandine, 10 ans - dévorée par deux molosses dans la maison familiale de l'Oise, et qui sera inhumée aujourd'hui -, la nouvelle loi contre les chiens dangereux est prête. Alors qu'une psychose aux attaques de chiens gagne en France, comme en témoignent les abandons de plus en plus nombreux de ces animaux ces jours derniers, « le Parisien » - « Aujourd'hui en France » s'est procuré le projet de loi du ministère de l'Intérieur. Le texte liste une série de nouvelles obligations pour les propriétaires de chiens.

Envoyé au Conseil d'Etat vendredi, l'arsenal législatif pourrait être voté avant la fin de l'année.

« Permis pour chiens dangereux. » Les détenteurs de chiens de 1 r e catégorie (chiens d'attaque) et de 2 e catégorie (chiens de défense) devront passer une attestation d'aptitude obligatoire. Ceux qui possèdent déjà des animaux de ce type auront six mois pour se soumettre à cette nouvelle disposition. Le contenu de ce « permis pour chien » sera fixé dans les semaines à venir avec les sociétés et les associations canines, notamment la SPA. Les chiens dangereux devront aussi être suivis par les vétérinaires qui pratiqueront un examen comportemental à renouveler chaque année.

« Tolérance zéro pour les chiens mordeurs. » Sanctionner dès la première infraction. C'est l'esprit de cette nouvelle disposition qui s'applique à tous les chiens, sans distinction de race ou de catégorie. Toute morsure devra faire l'objet d'un signalement en mairie, soit par le vétérinaire, soit par un médecin, soit évidemment par le détenteur du chien. Le toutou mordeur, qu'il soit labrador, dogue ou berger des Pyrénées, devra subir une étude comportementale et son maître se verra lui aussi soumis à l'obligation de passer une attestation d'aptitude. Véritable nouveauté, cette disposition de la future loi répond au problème posé notamment par le drame de l'Oise le week-end dernier : les chiens qui ont tué la fillette n'étaient pas « dangereux » au sens de la loi et il s'agissait une fois de plus d'un accident dans la « sphère familiale ».

« Interdiction de détention de chiens d'attaque. » Il s'agit là de combler une petite faille de la loi de 1999 qui interdisait l'acquisition et la cession des chiens d'attaque. « Le texte visait à éteindre ces races mais était muet sur la production de tels chiens par le biais de croisements », note le cabinet de la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie. Seuls les chiens nés avant 1999 et ceux détenus depuis « de bonne foi » échapperont à la saisie de l'animal et à son euthanasie.

Visite vétérinaire obligatoire à l'acquisition d'un chien. La France compte 9 millions de chiens, dont une grande partie ne sont pas issus d'élevages professionnels déjà très encadrés par la loi. Désormais, il sera obligatoire de passer par une consultation chez le vétérinaire, même si, par exemple, vous cédez gratuitement un chiot à un ami. Il s'agit de permettre une identification exacte du chien, d'effectuer un bilan sanitaire et de délivrer quelques conseils élémentaires aux nouveaux propriétaires.

Des peines plus lourdes pour les maîtres hors la loi. Tous ceux qui ne déclareront pas leurs chiens et qui ne disposeront pas du certificat d'aptitude seront sanctionnés sur la base de contravention de 5 e classe, la plus lourde. Toutes les procédures de saisies des chiens dangereux, notamment par les maires, seront facilitées. D'une manière générale, la législation visant à isoler puis à éliminer si besoin l'animal dangereux sera allégée.

Campagne de prévention. Ce n'est pas une disposition de la loi, mais un groupe de travail a été constitué au ministère pour mettre en place une série d'actions dans les écoles, sur Internet, ou sous forme de publicité afin de sensibiliser les familles et les enfants à la dangerosité potentielle des animaux et des chiens. Une manière aussi de lutter contre des drames qui surviennent la plupart du temps avec des chiens « familiers ». 

www.leparisien.com/home/info/faitsdivers/articles.htm

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S
c'est de la merde ce chien
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P
Madame, Monsieur, La consultation relative à l’avant-projet de loi concernant la détention de chiens à l’intention des personnes, instances et groupements consultés nous fait réagir une fois de plus. Le Gouvernement (à comprendre, JU, GE, TG)  propose de renforcer la législation concernant la détention de chiens. Il met en consultation un projet de loi qui traite des mesures à prendre pour protéger la population contre les chiens dangereux.Parmi les principales nouveautés (…), le Gouvernement propose de soumettre à autorisation la détention de certaines races de chiens jugées dangereuses et de limiter à ces seules races, ainsi qu'aux individus issus de croisements avec l'une d'elles, ce qui a trait à la surveillance des nichées et à la formation des détenteurs de chiens.Le Gouvernement propose d'établir une liste de races considérées comme potentiellement dangereuses et soumises à des exigences particulières. Il nous semble inconcevable que les initiants de cet avant-projet, n’aient pas écouté les conseils déjà publiés par le G.T.C.D. (groupe de travail sur les chiens dangereux), les associations canines ou spécialistes en la matière. En effet, si l’on regarde la résultante probable d’une loi qui irait dans ce sens : o Beaucoup de détenteurs de chiens qui ont une attitude responsable et qui ne posent pas de problème de sécurité ne détiendront plus les chiens interdits ou listés ; dans un autre sens, ces chiens vont être détenus par des personnes appartenant à un milieu problématique, milieu d’où provient la dangerosité effective, et vont gagner encore plus en attractivité. De façon souterraine, les cas relevant de la protection des animaux vont s’accumuler, la dangerosité va augmenter, et ce milieu sera très difficile à contrôler. o Des mesures liées à des races n’améliorent pas la sécurité publique de manière significative lorsqu’elle sont comparées à un ensemble de mesures plus nuancées. o Les mesures liées à des races ne peuvent être défendues scientifiquement ; les listes de races sont volontaires et arbitraires, et dès lors très difficiles à établir. o Les mesures liées à des races favorisent l’émergence de croisements que l’on ne peut plus classifier de manière phénotypique. o Des mesures liées à des races concentrent l’attention sur ces mesures. Cela conduit à méconnaître le danger effectif, ce qui empêche une prise de conscience et une application cohérente des mesures efficaces. o Des mesures liées à des races donnent le sentiment erroné et dangereux que les autres chiens ne sont pas dangereux, et qu’aucun accident grave ne pourra plus arriver. o Une réorientation vers d’autres chiens représentant un danger tout aussi considérable pour l’homme est possible en tout temps. o Les mesures liées à des races n’atteignent pas le « milieu » qui se tient déjà dans l’illégalité et où se retrouvent effectivement des paires chien/détenteur dangereuses (cf. cas d’ Oberglatt). o L’application de mesures liées aux races est extrêmement ardue, les types de chiens ne sont pas différentiables (Pitbull versus autres chiens, croisements). o Il n’y a pas de contestation possible de la dangerosité : ceci n’est pas conforme à la réalité des situations. o Dispositions transitoires : la contestation possible de la dangerosité est inéluctable. o Situation dans 5 ans : il y aura continuellement de nouveaux chiens (contrôle des frontières cantonales, par qui ?) dans l’illégalité. Ceux-ci devraient être pris en charge par les refuges ou euthanasiés, indépendamment de leur dangerosité. Ceci est inapplicable et contraire à la L.P.A. (loi sur la protection des animaux). o Complications juridiques sans fin : les ressources sont gaspillées.  (Études en partie extraites de la prise de position de Ph. Bocion, Vétérinaire comportementaliste dipl. AVSMC, La Tour de Peilz, Président et rapporteur du Groupe de Travail Chien Dangereux de la Confédération). Le message du Gouvernement nous dit également qu’un chien à la mâchoire puissante occasionnera des lésions plus graves que celles occasionnées par un chien à mâchoire plus faible en cas d'accident par morsure. Le Gouvernement estime que la présence de tels chiens requiert un besoin accru de protection de la population. Ce qu’en disent les spécialistes : Dr Lehr Brisbin: «À notre connaissance, il n'existe aucune étude scientifiques qui permettrait de comparer ou d’évaluer la puissance de morsure des différentes races de chiens. En outre, il y a des raisons impérieuses pour lesquelles ces techniques décrivant la capacité à mordre en termes de « kg par cm carré »… elles sont purement politiques !. Tous les chiffres décrivant la puissance de morsure dans de telles ou telles conditions ne peuvent êtres attribués qu’à des rumeurs sans fondement ou, dans certains cas, à des articles de journaux sans aucun fondement factuelles. Sachant que les victimes graves de morsures sont dans le 80% des cas des enfants en bas âges, il est évident que plus des trois quarts des chiens sur le territoire Jurassien devraient êtres concernés, car s’il on se rappel l’enfant tué en Argovie il y a une douzaine d’année, la race de chien impliquée n’était ni un Pitbull, ni un Rottweiler ou un Berger Allemand, mais un teckel ! De plus, qu'est ce qui va changer pour ceux qui veulent un chien comme faire-valoir ? - Un « délinquant » aura-t-il plus à craindre, s'il est attrapé par la police, de l'objet de sa délinquance ou d'une déclaration à la mairie ?- L’amende qu'il ne paiera pas conduira évidement à l’euthanasie de son chien. Mais 10 n’attendent-ils pas dans une cave ?Pour finir, qui aura la capacité de reconnaître la race du chien (75 % de bâtards en Suisse et plus encore au Jura), sachant qu’aucun test n’existe pour déterminer l’appartenance raciale d’un chien, aurons-nous une population de « chiens croisés » et plus aucun élevage reconnu dans les 20 ans à venir ?Combien de chance pour que chacune des morsures soit attribuée aux « pit-rott-chiens dangereux » après tout ce qu’on nous a dit ?Résultats d'études réalisées à l'université de Hanovre. Le Land de Niedersachs (Allemagne) figure parmi les régions ou pays qui ont édicté des lois basées sur des listes de races. Le gouvernement de cette région a, en 2000, établi deux catégories différentes de chiens soumises à conditions, en raison d'un degré de dangerosité prétendument différent. Les chiens dits "dangereux" ont l'obligation de se soumettre à un test de comportement officiel.L'université de Hanovre a réalisé diverses études afin de déterminer si les résultats obtenus étaient différents en fonction des catégories de chien. Une première étude (A.Mittmann, 2002) réalisée sur 415 chiens a établi que seuls 5 % des chiens "dangereux" testés présentaient un comportement d'agression inadéquat, dont un seul était pathologique. L'étude conclut que l'obligation de soumettre l'ensemble des chiens "listés" au test officiel n'est pas justifiée.Une deuxième étude (A.Böttjer, 2003) compare les résultats obtenus au test officiel par les 2 catégories de chiens "listés" en ce qui concerne les réactions d'agression intraspécifique. Cette étude indique qu'il n'y a aucune différence entre les 6 races/types de chiens et conclut qu'il n'y a aucune raison de les considérer différemment en ce qui concerne leur dangerosité (=> il n'y a donc pas de raison de créer de sous-catégories).Enfin, une troisième étude (T.Johann, 2004) a comparé les résultats obtenus à ce test par les chiens listés à ceux obtenus par 70 Retrievers. Il n'apparaît aucune différence significative entre les deux groupes.En résumé, ces études concluent que les tests d'agressivités réalisés ne mettent en évidence aucune différences entre le type Pitbull, la race Rottweiler et la race/ type Retriever/Labrador  .Résultat d’une étude réalisée en Grande Bretagne La Grande Bretagne a été parmi les premiers Pays à avoir introduit une législation (Dangerous Dog Act) définissant des mesures d’interdiction à l’encontre de plusieurs races.Une étude a été consacrée à l’évaluation de l’efficacité de cette loi (Klaassen et Al. 1996) en comparant la situation épidémiologique (urgences hospitalières) avant son existence et 2 ans après son entrée en vigueur. Ce travail scientifique a abouti à la conclusion que si « la loi avait pour but de protéger la population contre les risques de blessures provoquées par des chiens, ce but n’a pas été atteint ». Études extraites de la prise de position de Ph. Bocion, Vétérinaire comportementaliste dipl. AVSMC, La Tour de Peilz, Président du Groupe de Travail Chien Dangereux). Il y a certainement une raison à cette orientation politique pour faire taire les spécialistes de la question. La raison en est simple : tant que la peur et le sujet « chiens de combats » rapportent des voix aux politiques qui deviennent législateurs et aux médias qui s’engraissent avec cette mâne qu’est la psychose canine, rien ne changera et certains chiens finiront, innocents, sur le bûcher de l’indignation et de la méconnaissance populiste et populaire. Tout cela n’est qu’une opération politique répondant à un besoin de protection d’une infime partie du peuple effrayé par ce que les médias en font ! Conclusion, c'est tout un système qu'il faut remettre en cause : Je n’entends pas la SPA.Je n’entends pas les associations canines.Je n’entends pas les éleveurs.Je n’entends pas les centres d'éducation canine.Merci de votre attention...
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J
Savez vous qu’il existe des disaines de races de chiens dont n’importe lequel des individus peut vous dezinguer un pit-bull ou un rottweiller et que ses races ne sont pas categorisé tout simplement par ce qu”elles n’ont pas subit le meme phenomene de mode(je ne cite pas les noms pour des raisons evidentes), et que par consequent elles n’ont pas atteris dans les mains de propriétaires inadequats et provoqué des accidents!!! Lorsque l’on sais cela, les categories 1 et 2 ne veulent absolument plus rien dire!!!ses loies ne sont que le resultat de la connerie hummaine et pas de la sois disant dangereusité genetique de certaines races.Pourquoi ne parle t’on jammais des poivrots pilier de comptoir pro sarkozy qui dressent leurs bergers allemands a attaquer les arrabes et les noirs???? (et je ne deconne pas!! rien que dans mon patelin j’en connais deux et des cas similaires mon été mainte fois rapporté)<br /> if (GetCookie('wordpressuser') == 'reporterducoindru') {<br /> document.write("Rédigé par: promeneur | le Mardi 01 janvier 2008 à 22h16 | Gérer");<br /> } else {<br /> document.write("Rédigé par: promeneur | le Mardi 01 janvier 2008 à 22h16");<br /> }
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M
NE VOUS LAISSEZ PAS MANIPULER !Pour rappel : les Labradors sont les chiens les plus incriminés dans des cas de morsures, en terme de nombre (c'est aussi la race la plus répandue, fatalement) ; les Bergers Allemands sont ceux qui causent le plus de morsures mortelles, soit environ 30 morts en 25 ans dont les 3/4 par des Bergers All.Parallèlement : 15 morts/an par piqûre d'abeille, 30 morts/an par accident de chasse, 300 morts/an PAR VIOLENCE CONJUGALE !Les médias et notre gouvernement font du spectaculaire en mettant une loupe sur des faits divers, pour détourner notre attention de NOS VRAIS PROBLEMES.En attendant, on veut bien donner une seconde chance aux violeurs d'enfants et de femmes, les assassins, qui récidiveront et tueront encore (moi aussi je peux pointer du doigt cet homme relâché dans la nature qui a tué une femme de 30 coups de couteaux dans le RER).Pourquoi ne pas réfléchir à une mesure qui prendrait en compte le fait que beaucoup de gens aujourd'hui ne savent pas éduquer un CHIEN DE 20 kg et plus, donc POTENTIELLEMENT DANGEREUX (le chien qui monte sur le lit, qui mange avant le maître et grogne quand on lui enlève le gamelle, ou qui dort dans le garage, ne reçoit pas d'affection, ne sort que 10 minutes une fois par jour...). TOUS CES GENS-LA devraient alors recevoir une formation pour les rendre compétents ou réalistes sur leur capacité à accueillir un chien de cette taille chez eux.PRENONS NOS RESPONSABILITES : un chien n'est pas un jouet, c'est du travail.Affrontons le problème de face et pas comme le font les médias et le gouvernement qui font semblant de s'intéresser à nous et à nos vrais problèmes, mais qui au final ne réuissent qu'à nous monter les uns contre les autres.
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