Retrouver son animal par affichettes, ça marche!

Publié le par steve

La loi oblige les cantons à avoir un bureau des animaux trouvés. Genève n’en a pas.

Ils s’y sont mis à sept amis. Une voiture placardée d’avis de recherche qui fait le tour de Genève en continu, 200 affichettes, et, douze jours plus tard, Josselyne Rochat retrouvait son teckel femelle. «Tant que le chien n’est pas déclaré mort, il faut se battre», lance cette habitante du quartier de Villereuse, qui, prise dans le tumulte d’une agression banale, avait lâché la laisse de son chien, lequel avait décampé aussi sec. S’en est suivie une véritable campagne improvisée.

Remuant ciel et terre, la propriétaire a inondé la ville de ses avis de recherche, exhibant photo, numéro de médaille, tatouage, type et couleur de poil. A tel point que le Service des espaces verts de la Ville de Genève a atteint les limites de sa patience et a rappelé à Josselyne que «l’affichage sauvage est interdit et amendable».

Pourtant, «les affichettes restent un des meilleurs moyens de retrouver son animal domestique perdu, car beaucoup de gens croient récupérer une âme en peine abandonnée alors que son maître la cherche désespérément», commente la présidente de la SPA à Genève, Frédérique Flournoy. Et l’avocate de regretter que les informations ne soient centralisées. Les propriétaires de chiens égarés doivent appeler la SPA et la fourrière cantonale, ceux qui ont perdu leur chat doivent s’adresser à la SPA et à SOS Chats.

Pourtant, selon le droit fédéral (loi du 1er avril 2003), la création d’un bureau d’animaux perdus ou trouvés est obligatoire. Le canton de Genève ne s’y est pas encore plié, au contraire de Vaud, où on recense 2000 cas par an. Sans doute estime-t-il avoir d’autres chats à fouetter.

Marion Moussadek

Lu sur : http://www.20min.ch/ro/rechercher/story/11179727
Publicité

Publié dans Infos dans le monde

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article