Au cœur d’un litige, un cheptel de vingt-sept chiens sera réduit

Publié le par steve

ORMONT-DESSOUS Le préfet du district d’Aigle a opté pour le compromis dans un conflit de voisinage à propos d’une colonie de chiens polaires.

 

 

 

KARIM DI MATTEO
Publié le 28 septembre 2006

 

 

 

La population des Larets - entre le Sépey et La Forclaz- a plus que doublé hier, l'espace d'un après-midi. A l'origine de cette explosion démographique? La venue du préfet du district d'Aigle Michel Tille, et d'Annie Oguey - syndic d'Ormont-Dessous - , et d'une impressionnante délégation de représentants des services cantonaux dans le hameau fort d'à peine quelques maisons.

Ce comité était appelé à arbitrer dans un litige de plusieurs mois. A ma gauche, Pierre et Carine Mettraux, arrivés en juin avec leurs vingt-sept chiens (dont une grande majorité de polaires), et en tractation pour acheter leur maison; à ma droite, des résidants voisins indisposés par les aboiements et craignant pour leur sécurité en hiver (on accède au village uniquement à pied ou à ski) et la salubrité de la source d'eau. Des inquiétudes exprimées aux autorités dans plusieurs courriers. Carine rappelle qu'elle utilise ses chiens dans sa profession d'animatrice-éducatrice; ses détracteurs rétorquent qu'ils aspirent à la tranquillité dans leur «coin de paradis». Le calme des toutous hier? «Tout à fait habituel» selon elle; «une étrange coïncidence» ironisent les seconds. Ambiance, ambiance…

La poire en deux

Deux heures et demie d'entretien à huis clos et de coups de gueule plus tard, le préfet Michel Tille a tranché: «Vingt-sept chiens, c'est dix de trop dans un endroit tel que celui-ci. Les installations sont satisfaisantes et les chiens bien traités. Il conviendra ces prochains mois d'évaluer la dangerosité des animaux avant d'envisager de nouvelles mesures.» Une solution que préconise Annie Oguey: «Cinq mois d'observation me semblent nécessaires.»

Pour Jean-Luc Clerc, l'un des voisins, la décision «n'est pas crédible»: «Mais je tenais à mettre les autorités face à leurs responsabilités. S'il arrive quelque chose, ils devront assumer. En ce qui concerne la salubrité, j'ai confiance en la décision des autorités.»

Carine Mettraux quant à elle, intransigeante une heure auparavant, a revu sa position: «Je ne suis pas d'accord de dire que vingt-sept chiens, c'est trop. Mais on fera avec. J'ai déjà rendu deux chiens au propriétaire qui me les avait confiés et onze retourneront à la SPA du Val-de-Travers qui m'avait demandé de les adopter.»

http://www.24heures.ch/vqhome/archives_2006/septembre06/affaire_chenil_280906.html

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Publié dans Infos dans le monde

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