Le port de la muselière est toujours ignoré

Publié le par steve

Depuis le 2 octobre, les 30 000 chiens recensés à Genève doivent porter la muselière dans les parcs publics. Les chiens dits dangereux sont, quant à eux, astreints à cette mesure partout sur la voie publique.

 

Publié le 03 novembre 2006

 

Pourtant, un mois après son entrée en vigueur, l'application du règlement transitoire du Conseil d'Etat continue à être un flop complet. L'immense majorité des canidés ne sortent pas «couverts». Et les agents de sécurité ne sont guère déterminés à ­traquer les indisciplinés. La police genevoise admet n'avoir été réquisitionnée qu'à quatre reprises, entre le 2 et le 31 octobre, pour constater qu'un animal se promenait non muselé. Et ajoute-t-il: «Seuls deux rapports pour infraction administrative ont été établis à l'attention de l'Office vétérinaire cantonal.»

Les propriétaires de chiens sont bien sûr ravis que les amendes ne pleuvent pas… «Nous n'allons quand même pas mettre une muselière à un bébé!» Sabrina (18 ans) et Nicolas (21 ans) ne sont pas prêts à contraindre Tyson, leur jeune am'staff de 3 mois, à supporter cette mesure.

Rencontrés hier au parc des Bastions, ces jeunes gens racontent qu'ils ont déjà eu deux chiens potentiellement dangereux – un pitbull et un am'staff, croisé labrador – parce qu'ils «adorent leur aspect athlétique». Mais, «nous nous les sommes fait récemment séquestrer par l'Office vétérinaire de Lausanne.»

Pourquoi? «Parce ce que j'attends un heureux événement et que les spécialistes ont estimé qu'il serait préférable pour l'enfant de nous séparer de nos chiens», précise ­Sabrina.

Nicolas renchérit: «C'est notre mâle, le pitbull, qui montrait certains signes d'agressivité.» Ce jeune couple, d'accès très facile, n'est toutefois pas hostile au port de la muselière pour les grands chiens: «Nous la mettrons certainement à Tyson plus tard. La priorité est de garantir la sécurité des enfants!» concluent ces futurs parents, qui ont déjà inscrit leur chiot à des cours d'éducation «pour le sociabiliser avec les mômes et les gens en général».

A proximité, Cyrus, vif doberman de 2 ans et demi, tenu en laisse, s'amuse dans un lit de feuilles automnales. Lui non plus ne porte pas la muselière. «Mon jeune chien aime courir et il est normal que je puisse le contrôler grâce à sa laisse. On ne sait jamais comment va réagir un animal», explique Farhad (33 ans). Quant à la muselière, notre interlocuteur n'y est pas favorable: «Les gens sont encore plus craintifs quand ils croisent un gros chien avec une muselière.» (lb)

http://www.tdg.ch/tghome/toute_l_info_test/l_evenement/muselieres__03_11.html

 

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Publié dans Infos dans le monde

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