Roger a besoin dun chien
Venez rencontrer Roger et Lise de la Fondation Mira, au Canadian Tire de Shawinigan du 14 au 17 mars.
par Claudine Juneau
Militant bien connu dans notre région pour la Fondation Mira, Roger Simon se voit particulièrement touché cette année. Bannock, son chien-guide, l’a quitté après sept ans de loyaux services.
Militant bien connu dans notre région pour la Fondation Mira, Roger Simon se voit particulièrement touché cette année. Bannock, son chien-guide, l’a quitté après sept ans de loyaux services.
Roger Simon, non-voyant depuis une trentaine d’années, vient de perdre à nouveau son autonomie qu’il avait retrouvée, il y a sept ans, grâce à son berger bernois de la Fondation Mira. Lui et sa compagne Lucie Hétu, ont vécu tout un deuil. « Bannock n’était pas seulement un animal de compagnie. »
Pour un homme actif comme Roger ça veut dire beaucoup. Il a toujours été travaillant et même depuis qu’il a perdu totalement la vue, Roger rend régulièrement des services, allant de la réparation de toutes sortes, jusqu’à la fabrication de meubles !
« Aveugle, tu es coupé du monde. Parfois, les non-voyants s’enferment dans leur maison parce que ça devient trop compliqué de se déplacer. Ils ne veulent pas utiliser leur canne blanche, ils ne veulent pas déranger, se cachent, s’isolent. Même la famille parfois ne comprend pas, on se fait mettre de côté. Combien de fois, j’ai entendu : Tu ne vois rien, ça ne sert à rien de t’emmener ! Si vous saviez le nombre de non-voyants à Shawinigan, vous seriez surpris ! On n’en tient pas compte. En plus de perdre la vue, tu perds ta vie sociale. » Et c’est pour dire. Roger raconte qu’avec un chien-guide, il y a toujours une dizaine de curieux autour de lui et depuis qu’il n’en a plus, les gens ne lui parlent plus, ils sont mal à l’aise. Ils font comme s’ils ne le voyaient pas. Mais qui donc est aveugle ? « Il est plus observateur que moi, c’est drôle à dire ! » s’exclame Lucie. « Il voit avec les yeux du cœur ! »
Roger et Lucie ont toujours travaillé pour les campagnes de la Fondation Mira. Évidemment Bannock, fidèle au poste, attirait la sympathie des passants. Il en coûte 20 000 dollars pour élever et former un chien-guide. « Cette année, c’est moi qui ai besoin d’un chien. ». Tous les deux espèrent que les gens s’arrêteront à leur kiosque pour faire un don même si la vedette canine ne sera pas là pour les épauler. « Nous serons au Canadian Tire de Shawinigan du 14 au 17 mars. »
Roger parle de projets futurs. Il veut rendre visite à des personnes âgées en résidence pour qu’elles se sentent moins seules. Mais pour cela, il lui faut son nouveau chien-guide. « Dites aux gens que c’est important de venir nous voir et de faire un don ! » L’invitation est lancée. Et surtout, ne faites pas comme si vous ne les auriez pas vus, car beaucoup de gens comptent sur Roger (et ses yeux du cœur).
Pour un homme actif comme Roger ça veut dire beaucoup. Il a toujours été travaillant et même depuis qu’il a perdu totalement la vue, Roger rend régulièrement des services, allant de la réparation de toutes sortes, jusqu’à la fabrication de meubles !
« Aveugle, tu es coupé du monde. Parfois, les non-voyants s’enferment dans leur maison parce que ça devient trop compliqué de se déplacer. Ils ne veulent pas utiliser leur canne blanche, ils ne veulent pas déranger, se cachent, s’isolent. Même la famille parfois ne comprend pas, on se fait mettre de côté. Combien de fois, j’ai entendu : Tu ne vois rien, ça ne sert à rien de t’emmener ! Si vous saviez le nombre de non-voyants à Shawinigan, vous seriez surpris ! On n’en tient pas compte. En plus de perdre la vue, tu perds ta vie sociale. » Et c’est pour dire. Roger raconte qu’avec un chien-guide, il y a toujours une dizaine de curieux autour de lui et depuis qu’il n’en a plus, les gens ne lui parlent plus, ils sont mal à l’aise. Ils font comme s’ils ne le voyaient pas. Mais qui donc est aveugle ? « Il est plus observateur que moi, c’est drôle à dire ! » s’exclame Lucie. « Il voit avec les yeux du cœur ! »
Roger et Lucie ont toujours travaillé pour les campagnes de la Fondation Mira. Évidemment Bannock, fidèle au poste, attirait la sympathie des passants. Il en coûte 20 000 dollars pour élever et former un chien-guide. « Cette année, c’est moi qui ai besoin d’un chien. ». Tous les deux espèrent que les gens s’arrêteront à leur kiosque pour faire un don même si la vedette canine ne sera pas là pour les épauler. « Nous serons au Canadian Tire de Shawinigan du 14 au 17 mars. »
Roger parle de projets futurs. Il veut rendre visite à des personnes âgées en résidence pour qu’elles se sentent moins seules. Mais pour cela, il lui faut son nouveau chien-guide. « Dites aux gens que c’est important de venir nous voir et de faire un don ! » L’invitation est lancée. Et surtout, ne faites pas comme si vous ne les auriez pas vus, car beaucoup de gens comptent sur Roger (et ses yeux du cœur).
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