Plus de 600 t de déchets chimiques suisses découverts dans un champ alsacien

Publié le par Steve

Colmar, France — Le 16/03/07 - Plus de 600 tonnes de déchets toxiques de l'industrie chimique bâloise ont été découverts depuis le début de la semaine dans un champ de maïs près d'un village alsacien frontalier avec la Suisse.

 

Entreposés dans les années 1950, ces déchets mélangés à des gravats sont remontés à la surface la semaine dernière à la suite du labourage d'un champ par un agriculteur d'Hagenthal-le-Bas (Haut-Rhin). Le Groupement des industries chimiques bâloises chargé de la dépollution de décharges (IGDRB) a alors décidé d'assainir le champ qui côtoie sa décharge du Letten.

Engagés lundi, les travaux d'excavation ont mis au jour jusqu'ici "600 à  650 tonnes" de déchets solides sur 5 mètres de profondeur, a indiqué à l'AFP, l'Agence France Presse, Daniel Hubé, ingénieur à Antéa, bureau d'études français mandaté par la Drire  (Direction régionale de la Recherche, de l'Industrie et de l'environnement) pour effectuer des analyses. Il n'est pas encore possible d'estimer la quantité totale enfouie, car les travaux de creusement vont se poursuivre quelques jours, a ajouté M. Hubé.

Les matériaux excavés, clairement reconnaissables comme déchets chimiques, dégagent des odeurs fortement nauséabondes. Cette puanteur fait penser à la présence de nitrobenzène, produit toxique pour le sang et le système nerveux. Greenpeace avait trouvé des déchets similaires en février 2005 en plein air dans la forêt voisine. Sur le terrain, les militants de Greenpeace ont constaté que la plupart des " dépollueurs "  ne sont pas équipés de protection. Greenpeace exige donc un arrêt immédiat des actuelles interventions jusqu'à ce que les personnels et la population soient protégés correctement.

De plus, Greenpeace dénonce l'attitude dilettante et imprudente de la chimie bâloise après la découverte de ces déchets. Les travaux de fouille, entrepris avec légèreté et négligence, font courir le risque d'un écoulement vers les eaux souterraines. Cet incident démontre qu'à ce jour les investigations en matière de décharges et de sites contaminés sont largement insuffisantes et renforce les doutes quant au sérieux avec lequel Novartis, Ciba, Syngenta & Co. étudient leurs décharges. Greenpeace exige une planification immédiate et soigneuse de l'assainissement complet - avec une amélioration des investigations historiques et l'exclusion de menaces pour l'eau potable.

Greenpeace est intervenue auprès de la Sous-préfecture de Mulhouse et du Service de la Protection Civile et est présente sur place depuis mercredi dernier, 14 mars pour surveiller les travaux.

 

EB. avec AFP

http://www.greenpeace.org/france/news/20070316-600-tonnes-dechets-toxiques-suisses-decouverts-en-alsace

 

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Publié dans Mes coup de gueule

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