Québec : Béni sois-tu, Fido
11/08/2007 19h11
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La tradition comporte en fait deux volets. Un volet populaire, où les chiens sont bénis, et un volet liturgique, le 16 août, pendant lequel se fait l’onction des malades. Pendant la cérémonie, après la prière, les chants, et les témoignages d’amour des maîtres, le curé est passé dans les allées avec son eau bénite. « Les chiens ne vont pas en avant. » a raconté le curé René Grenier, de la paroisse Notre-Dame-de-Saint-Roch.
Monsieur Grenier croit que si les gens décident de faire bénir leur chien, c’est par foi. « Les gens ne sont pas nécessairement très pratiquants, mais Dieu est présent à l’intérieur de leur animal, qu’ils aiment beaucoup d’ailleurs. Dieu est bienveillant, comme leur chien. » a-t-il expliqué.
Ainsi, le curé a évalué que l’an dernier, entre 400 et 500 personnes s’étaient déplacées. « Ça jappait un peu trop! » sourit monsieur Grenier, en rappelant qu’habituellement, il n’y a que les chiens-guides qui sont admis dans l’église.
Madame Danièle Hamel, monsieur Jean-François Marcoux et leur Golden Retriever Maui, en sont à leur deuxième expérience de bénédiction canine. Ils ont expliqué que bien qu’ils n’étaient pas pratiquants, ils sont tout de même croyants. C’était donc d’une occasion pour eux de venir faire un tour à l’église.
Aussi, la grande affection qu’ils portent à leur chienne expliquerait une partie de leur initiative. « On l’aime comme notre enfant » exprime madame Hamel « …et elle nous le rend bien! » a complété monsieur Marcoux. Qui plus est, monsieur Marcoux a semblé aimer la bonne atmosphère qui régnait dans l’église. « Il y a de l’ambiance, avec autant de monde qui sont passionnés de chiens! » dit-il.
Madame Anita Robichaud, qui s’est qualifié de femme à tout faire pour la Paroisse de Saint-Roch, a insisté sur le fait que l’événement est devenu une tradition. En effet, l’animateur qui a personnifié Saint-Roch, monsieur Julien Dallaire, est du même avis. « Peu importe les croyances, les gens ne se posent pas la question aujourd’hui. » suppose-t-il, en faisant remarquer que l’église était pleine.
Origine
L’histoire raconte que Saint-Roch, né au alentour de 1340 dans la région de Montpellier en France, se retira dans une forêt vers l’âge de 30 ans, après avoir attrapé la peste. Quotidiennement, un chien vint le nourrir en lui apportant du pain prit directement de la table de son maître.
Un jour, ce dernier l’a suivit en forêt et découvrit Saint-Roch. Il put alors le secourir. C’est donc grâce au chien que Saint-Roch pu vivre quelques années de plus, et que depuis, il est toujours représenté en compagnie d’un chien. Un proverbe désignant deux personnes inséparables en est d’ailleurs né : « C'est saint Roch et son chien. »
www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2007/08/20070811-191121.html