Les mendiants "roms" accusés de trafic de chiots
Nice Matin
Édition du mercredi 08 août 2007
«Police, montrez-moi les papiers du chien ! » Michèle est enquêtrice. Pas vraiment pour le compte du ministère de l’Intérieur… Mais à menteur, menteur et demi. « Si cela peut sauver une de ces petites bêtes », souffle cette ambassadrice niçoise de la cause animale. Depuis des semaines elle traque ces mendiants venus de l’Est qui « utilisent de tous jeunes chiots pour attendrir le passant. »« A Nice, on nous en a signalés à l’Arénas, à la Californie, à Magnan et même à Saleya. Mais il y en a aussi à Juan-les-Pins et en gare d’Antibes, note Laetitia Gurtaj.
La présidente de l’Association de protection des animaux en danger (APAD) tire la sonnette d’alarme. « En seulement un mois, nous avons pu récupérer cinq de ces chiots exploités par des réseaux de mendicité. Tous sont de pure race. Ces cockers nains, caniches et autres bergers australiens de moins de deux mois coûtent, en animalerie, entre 800 et 900 euros. Ils ne peuvent provenir que d’un trafic d’animaux. »« Nouveaux arrivages tous les 15 jours »Michèle en veut pour preuve ce carnet de vaccination, maquillé comme une voiture volée, qu’elle se voit systématiquement présenter : « toujours le même tampon, roumain, et le même nom de vétérinaire. La plupart du temps, la race de l’animal ne correspond même pas ! »Mais il y a pire. « Tous les quinze jours, constate Laetitia Gurtaj, ces mendiants ont de nouveaux chiots ». De quoi renforcer ses présomptions quant à l’existence d’un trafic organisé. De quoi, aussi, lui faire redouter le pire quant à l’espérance de vie de ces petites boules de poils dont « certaines savent à peine marcher ».
A Juan-les-Pins, Jacqueline a voulu en avoir le cœur net. A plusieurs reprises elle a posé la question aux « Roms » qui ont élu campement à deux pas de chez elle. « A chaque fois que je leur ai demandé ce qu’il était arrivé à leurs précédents chiots, j’ai eu droit à la même réponse : “ écrasé ”, “ écrasé ” », rapporte cette juanaise.Il y a fort à parier que les quelques bêtes qui survivent, sans vaccin ni suivi vétérinaire, sont revendues sous le manteau. Mais pour Laetitia Gurtaj c’est sûr : « la grande majorité de ces si jeunes chiots doit mourir en quelques jours. » Les policiers du département n’ont toutefois été saisis, à ce jour, d’aucune plainte à ce sujet.
La présidente de l’Association de protection des animaux en danger (APAD) tire la sonnette d’alarme. « En seulement un mois, nous avons pu récupérer cinq de ces chiots exploités par des réseaux de mendicité. Tous sont de pure race. Ces cockers nains, caniches et autres bergers australiens de moins de deux mois coûtent, en animalerie, entre 800 et 900 euros. Ils ne peuvent provenir que d’un trafic d’animaux. »« Nouveaux arrivages tous les 15 jours »Michèle en veut pour preuve ce carnet de vaccination, maquillé comme une voiture volée, qu’elle se voit systématiquement présenter : « toujours le même tampon, roumain, et le même nom de vétérinaire. La plupart du temps, la race de l’animal ne correspond même pas ! »Mais il y a pire. « Tous les quinze jours, constate Laetitia Gurtaj, ces mendiants ont de nouveaux chiots ». De quoi renforcer ses présomptions quant à l’existence d’un trafic organisé. De quoi, aussi, lui faire redouter le pire quant à l’espérance de vie de ces petites boules de poils dont « certaines savent à peine marcher ».
A Juan-les-Pins, Jacqueline a voulu en avoir le cœur net. A plusieurs reprises elle a posé la question aux « Roms » qui ont élu campement à deux pas de chez elle. « A chaque fois que je leur ai demandé ce qu’il était arrivé à leurs précédents chiots, j’ai eu droit à la même réponse : “ écrasé ”, “ écrasé ” », rapporte cette juanaise.Il y a fort à parier que les quelques bêtes qui survivent, sans vaccin ni suivi vétérinaire, sont revendues sous le manteau. Mais pour Laetitia Gurtaj c’est sûr : « la grande majorité de ces si jeunes chiots doit mourir en quelques jours. » Les policiers du département n’ont toutefois été saisis, à ce jour, d’aucune plainte à ce sujet.
Éric Galliano
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